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mardi 28 juin 2022

Le journal des étudiant.e.s de Lyon 3

Parlement des Etudiants: échanger pour progresser

Au cœur de la salle du Conseil municipal de l’Hôtel de Ville de Lyon, l’association étudiante s’est réunie pour leur première simulation parlementaire ce jeudi 5 mai. À l’occasion du débat sur le service républicain, mis en avant par le groupe Union Républicaine Populaire, j’ai pu aller à la rencontre d’adhérents et découvrir une association qui a du potentiel. 

Avant tout, comment définir cette association? Il est inutile de la borner à un seul établissement, puisqu’elle est inter-universitaire et se retrouve dans seize autres villes du pays. Le Parlement des Etudiants permet d’assister à des conférences, des visites d’institutions, mais avant tout de participer à des simulations parlementaires. 

Pendant que les membres du bureau veillent au bon déroulement des sessions, les adhérents, répartis en différents groupes (partis politiques) défendent ou contestent la proposition de loi mise en lumière. Vous et moi pourrions donc nous retrouver à défendre ce qui nous tient à cœur à coup d’articles savamment rédigées. 

 

« Même si l’on est en simulation, c’est bien que les choses que l’on fasse soient crédibles »– Jeanne, Union de la Gauche

C’est aveuglée par le soleil que j’attendais patiemment devant la salle du Conseil Municipal, en me questionnant sur le déroulement de la session parlementaire. J’ai eu le temps de repérer et saluer quelques visages familiers avant de m’asseoir sur les bancs réservés aux spectateurs. Une fois à l’intérieur, j’observais d’abord les différentes peintures et détails dorés qu’aborait cette salle. En face, au petit hémicycle, s’affairaient des étudiants prêts à argumenter sur les articles et amendements qu’ils avaient préparés ensemble. À mes côtés, d’autres personnes intéressées par l’association ou venant soutenir leurs amis. 

Voici comment une séance classique se déroule: après que le groupe ait présenté sa proposition de loi, chaque article et amendement est passé au crible et voté à la majorité. L’article sera de nouveau voté pour être intégré au texte final. Ensuite, il ne manque plus que le vote final: celui qui fera que la proposition de loi devienne une loi à part entière, ou qu’elle passe à la trappe. 

Trois minutes pour se présenter, une seule pour répondre, parfois trente secondes: les prises de paroles doivent être décisives (et incisives). Au rythme des « Veuillez conclure » de Lucas, le président, et des contestations de chacun, la séance ne peut être que dynamique. L’enthousiasme général et l’entente mutuelle font que l’on sent la personnalité de chacun à travers l’engouement pour le sujet débattu et les remarques bien placées. 

 

Entrevue avec deux adhérents

Après cette séance, j’ai pu discuter avec plusieurs adhérents de cette séance, dont Jeanne, L2 en droit dans notre fac et Aloïs, étudiant en sciences de l’éducation et membre du parti Liberté, Egalité, Ruralité. Ils sont tous deux politiquement engagés en dehors de l’association: Jeanne est encartée au parti socialiste tandis qu’Aloïs est président de l’association Union pour Firminy. Voudraient-ils rejoindre le monde de la politique dans leur vie professionnelle? Jeanne explique que « Dans un sens, oui: faire du droit, c’est de la politique. J’aimerais pas forcément l’appliquer, mais plutôt en être à l’origine ». Aloïs renchérit par la suite. Pour lui, ce serait seulement après avoir acquis de l’expérience. Si l’une rejoint l’association suite à des débats à l’Hôtel-Dieu qui l’ont passionnée, Aloïs cherchait à « rentrer dans la peau d’un député et pouvoir défendre certaines de mes idées, avant de les confondre à d’autres étudiants ».

L’association invite-t-elle les jeunes à se politiser? Réponse unanime: Aloïs affirme que la politique suit les citoyens sur l’ensemble de leur vie, et que le P.E peut y contribuer. Jeanne nuance son propos: selon elle, « pour débattre de politique, il faut déjà l’aimer et s’y intéresser: c’est un problème plus global ». 

Il n’est pas nécessaire de faire correspondre ses opinions avec son appartenance à un groupe, au contraire; mais chacun a suivi sa propre sensibilité politique en rejoignant ces deux groupes. Aloïs avance que ses convictions lui sont trop importantes pour faire autrement. « Fidèle à mes valeurs, je compose un groupe qui représente mes idées et m’en tiens à ça! » Cela fait qu’ils ont défendu des positions leurs étant propres. Pourtant, tous deux ont voté contre la proposition de loi, pour des motifs différents. Par exemple, Jeanne reprochait une durée irréalisable du projet à voter par rapport aux coûts (fictifs) engrangés. 

Au final, plusieurs associations sont similaires, comme les MUN, qu’avait rejoint Jeanne lors de ses années lycée ou les Jeunes Européens, qui organise des simulations parlementaires à l’échelle européenne, mais les deux étudiants apprécient l’association pour des raisons particulières. Jeanne trouve que l’association se démarque car tous les étudiants sont les bienvenus (même en dehors du droit et de la politique). « Ils ne se prenaient pas trop au sérieux; (…) c’est ouvert à la diversité« . Aloïs, quant à lui, trouve qu’il s’agit d’une activité formatrice, qui lui permet de tester ses capacités. 

Il reste alors à savoir quel sujet sera soulevé lors de la prochaine simulation parlementaire après la rentrée scolaire. 

Sources :

Source image : Wikipédia.

Instagram : @pe.lyon.

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