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jeudi 30 mai 2024

Le journal des étudiantes et étudiants de Lyon 3

Voyage en Nouvelle Zélande

Été 2019, après 20minutes de métro, 2 heures de train, 8 heures de vol, 3 heures d’escales, 17 heures de vol et 2h30 de taxi : me voilà enfin arrivée à Papamoa, banlieue de Tauranga dans l’île Nord de la Nouvelle-Zélande ! 

Accueillie dans la famille de la cousine de ma belle-mère, professeure de français au Tauranga Girls College, je dispose de quelques jours pour visiter avant de commencer les cours. 

 Pour lutter contre le sommeil lié au long voyage et aux 10 heures de décalage horaire, nous partons en balade. Nous visitons les étangs voisins, à la découverte de la flore locale.  

Le soir, une première différence culturelle se fait sentir, nous mangeons le repas aux alentours de 17h30/18h. 

 

Maketu Beach

Le lendemain, après une longue nuit réparatrice, nous nous rendons à Maketu Beach, l’une des plages où les premières tribus Maories originaires de Polynésie débarquerons. Nous dégustons des Maketu pie, une sorte de tourte, spécialité locale. 

 

Mount Maunganui

Nous nous rendons au sommet du Mount Maunganui, volcan qui surplombe la ville. La vue est panoramique avec d’un coté l’océan pacifique, et de l’autre la presqu’île de Tauranga. 

 

Whakarewarewa Forest

Nous partons en weekend et nous arrêtons sur la route à la Whakarewarewa Forest. Il s’agit d’une forêt de séquoias, l’ambiance y est très sombre et les possibilités de randonnées sont multiples dans ce grand parc national. 

 

Huka Falls

Dernier arrêt avant d’arriver à notre destination pour la nuit. Le fort débit du fleuve Waikato à cet endroit a inspiré la championne du monde de kayak extrême Nouria Newman qui s’y est aventurée.  

 

Lac Taupo

Le lac Taupo est au coeur de l’île du nord de la Nouvelle-Zélande, il est immense et très calme. Il est possible de se balader autour ou d’y effectuer une croisière. 

Près de Taupo, nous nous rendons aux sources thermales (Taupo hot Springs). 

 

Napier 

 

Rotorua 

À Rotorua l’odeur de soufre est très forte, la ville est entourée de geysers autour desquels il est possible de randonner et de faire des bains de boue. Il est également possible de visiter le château. 

 

Te Puna Quarry Park

L’ambiance du parc est très calme, on peut déambuler entre les différentes sculptures maories. Il y a également des serres à visiter. 

 

Auckland 

Hunua Falls

Scolarité au Tauranga Girls College

J’ai passé 5 semaines au sein du Tauranga Girls College. J’y ai découvert un monde à l’opposé du système scolaire français. Dans ce lycée public, l’uniforme est imposé. En 2019 au moment de mon échange, la jupe était obligatoire et aucune autre option n’était acceptée. Désormais, suite à l’évolution des moeurs et aux protestations des élèves et professeurs jugeant cet uniforme sexiste et transphobe, il est possible de porter des pantalons en hiver et des shorts en été. L’expérience scolaire en uniforme m’a permis de me forger un meilleur avis sur la question. Je n’aimais pas du tout l’idée d’être forcée à porter une jupe tous les jours, ce n’est pas dans mes habitudes. Mais j’ai senti qu’avec cet uniforme nous étions toutes mises au même niveau, tout le monde se fréquentait beaucoup plus facilement et il n’y avait pas cette dimension de compétition. Le règlement était très stricte : pas de maquillage, pas de vernis, pas de teinture, pas de bijoux. Cependant, les marqueurs sociaux pouvaient être visibles avec les sacs et chaussures. 

Le fait d’être uniquement avec des filles a rendu l’ambiance de travail bien meilleure. Je n’ai jamais vu une telle solidarité entre élèves : tout le monde se donne spontanément des conseils pour mieux réussir. Notamment en sport, où, pour une fois, j’avais accès à la balle : j’étais incluse et pouvait progresser, chose pratiquement impossible en France dans des cours de sport mixtes qui ne tiennent pas compte des différences biologiques entre hommes et femmes. C’est aussi particulièrement agréable d’aller en cours en sachant que le risque de subir des violences sexistes et sexuelles et très réduit, contrairement au cadre scolaire français. 

Au sein de la scolarité même le système est encore différent. Les cours commencent à 9h et terminent à 15h tous les jours, avec 1h de pause pour déjeuner le midi, et un « morning tea » à 11h. Chaque élève choisit ses cours parmi des parcours qui se veulent bien plus professionnalisants qu’en France. J’ai par exemple suivi des cours d’hospitalité dans lequel nous cuisinions. On pouvait retrouver des matières telles que : puériculture, nutrition, sport, culture maori, photographie, droit, etc. 

Pour ma part j’ai suivi : littérature anglophone (seul cours obligatoire), sport, droit, culture maorie, photographie, hospitalité. Le cours de culture maorie démarrait et terminait par une prière en maori, on y apprenait essentiellement les divers cultes et légendes maories en vue de la préparation d’un oral. 

Lors des cours les travaux en groupe sont courants, les bavardages et téléphones sont autorisés et les notes de cours sont à leur disposition lors des évaluation. Il est par conséquent plus aisé d’obtenir des bons résultats en Nouvelle-Zélande qu’en France. Les élèves en ont conscience et n’ont pas arrêté de me répéter que leurs professeurs leur parlaient sans cesse de l’École européenne comme modèle de discipline et d’excellence. 

Plus généralement, j’ai pu observer quelques différences culturelles. Par exemple, les tatouages sont très démocratisés et dès le plus jeune âge : il y avait beaucoup d’élèves d’à peine 15 ans tatouées. Les tatouages sur le visage sont courants du fait de la tradition maorie. 

Aussi, le tabac n’est absolument pas démocratisé. Au lycée en France à chaque pause on peut observer une foule de fumeurs, alors qu’en Nouvelle-Zélande en 2 mois sur place je n’ai vu qu’une personne fumer dans la rue et aucune élève. 

Un autre élément qui m’a marqué : beaucoup de personnes ne portent pas de chaussures et se déplacent pieds nus, y compris dans les magasins. Nous étions pourtant en hiver et il pleuvait régulièrement. 

La culture britannique y est également bien intégré : morning tea, repas à 17h30/18h le soir. 

Cet échange fut une expérience enrichissante, notamment au niveau de l’apprentissage de l’anglais. Cependant, je regrette de ne pas avoir eu plus de temps pour visiter sur place. 

Sources :

source photo : Maele Chassignol

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