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jeudi 1 décembre 2022

Le journal des étudiantes et étudiants de Lyon 3

Dossier – L’énergie en France (parties 4 et 5)

Partie 4 : Consommation française et hypocrisie

Il est vrai que l’on peut finalement tous sortir des énergies fossiles et même du nucléaire afin de n’utiliser que des énergies renouvelables intermittentes. C’est techniquement possible, il suffit de consommer moins, d’arrêter les consommations superflues et de vouloir peu de variété des produits actuels. Mais est-ce que sous les beaux discours écologiques des occidentaux et des jeunes écologistes ne se cache-t-il pas une envie de ne jamais en sortir ?

Car il est facile d’ordonner aux autres mais quelle est la consommation actuelle en France ? 

Est-ce que ma génération, la génération Z, se disant lutter contre le climat, entreprend aujourd’hui de réelles actions pour empêcher le réchauffement climatique, ou est-ce juste un discours déculpabilisant global ?

Nous allons étudier cela via le dossier du commissariat général au développement durable : « Modes de vie et pratiques environnementales des Français » datant de 2018 (102).

 

Sans avoir besoin d’analyser en profondeur le document, on peut constater que certaines pratiques sont rentrées dans les mœurs des Français :

« Du côté positif du bilan, certaines pratiques domestiques, telles que le tri des déchets ou l’adoption de certains gestes d’économie d’énergie (extinction des appareils en veille…), sont désormais entrées dans les mœurs. Dans le secteur de l’alimentation, la consommation de viande tend nettement à diminuer, sans doute à la fois pour des motivations de santé (la crainte des maladies cardio-vasculaires) et pour des raisons environnementales. Le souci d’éviter le gaspillage alimentaire, l’attention portée à la proximité des lieux de production, à la saisonnalité des produits, aux modes de production écologiques (bio) deviennent peu à peu des facteurs contribuant aux choix de consommation alimentaire (cf. M. Gauche). »

Ces attitudes positives adoptées par une grande partie de la population ne sont cependant pas suffisantes. A l’échelle du consommateur, ces pratiques domestiques sont à la limite du bon sens ou de la civilité mais ce n’est que trop minime comparé à la pollution engendrée par les industries. 

Mais donc qu’en est-il de la consommation des ménages ? Est-ce que les discours et les pratiques domestiques civiles influencent vraiment la volonté écologique des citoyens français ? Est-ce que l’écologie est la réelle préoccupation des Français, devant le prix et le confort ?

Premièrement, nous allons analyser le graphique sur le nombre d’appareil moyen par ménage possédant au moins un appareil en un tableau :

Il est déjà intéressant de remarquer que malgré ces discours écologiques plus de 90% des ménages français possèdent des machines à haute technologie dont la création est très polluante. Ils en possèdent même plusieurs par ménages ; en moyenne : 1,9 ordinateur/tablette par ménage ; 1,6 téléviseur par ménage et 1,8 téléphone portable (sachant que ces trois machines sont des technologies de loisir) par ménage. Ce luxe permit par la société de consommation indique déjà un hic dans l’écologie mise en avant, tout comme la présence de 1,5 consoles de jeux-vidéos chez 39% des ménages.

Cette analyse peut sembler grossière mais elle sert de prémisse aux futures études de la consommation des Français.

Nous allons maintenant étudier la consommation effective des ménages par produit de 2000 à 2016 en France :

Malgré les discours prônant l’écologie, la consommation en euros de tous les appareils présentés dans le tableau (sauf les téléviseurs) n’a cessé de croître chaque année.

Il est alors très impressionnant de voir que la consommation des téléphones mobiles a été quasiment multipliée par 12 en 6 ans alors que ce ne sont que des gadgets de luxe pouvant être remplacés par des téléphones beaucoup moins polluants et énergivores. Mais malgré la présence de métaux rares et de la pollution engendrée par les téléphones mobiles, la demande a explosé de 2010 à 2016. Le fait est que beaucoup de citoyens changent de téléphones avant que celui-ci soit obsolète afin d’avoir le dernier modèle ou bien afin d’en avoir un de plus en plus performant. Ce comportement nous indique déjà un paradoxe entre le discours et la consommation.

Ce comportement se démarque de la demande des téléviseurs qui elle semble constante depuis 2010.

On remarque alors aussi l’augmentation croissante et durable de la consommation des ordinateurs et périphériques qui sont tout aussi polluants.

Sans oublier les appareils électroménagers, ces merveilles de technologie facilitant la vie à la maison et permettant de gagner du temps. La demande de ces appareils est aussi croissante et durable depuis 2006.

Donc malgré les discours écologiques, les consommations d’objets polluants facilitant la vie et permettant une vie plus simple (ordinateurs/périphériques et appareils électroménagers) ont une demande de consommation croissante forte et durable.

De plus, la consommation de gadgets polluants facultatifs comme les téléphones mobiles explosent depuis plus de 10 ans.

Mais ce n’est pas suffisant pour tirer des conclusions sur la consommation des Français. Nous allons maintenant étudier l’évolution de pratiques de consommation écoresponsables :

De 2005 à 2015, le discours écologiste s’est transmis à tous en France et la jeunesse a alors pu accéder à la consommation avec ces idées nouvelles. Pourtant, de 2005 à 2015 toutes les pratiques éco-responsables ont baissé. Il n’y a que l’achat de produits d’occasions qui s’est le mieux démocratisé car celui-ci permet une réduction économique.

En effet, les Français, malgré la connaissance des problématiques écologiques, pratiquent une consommation de moins en moins éco-responsable. Seul le prix semble avoir fait réagir le consommateur.

Encore une fois, la consommation semble bien différente des discours entendus actuellement.

Le confort et les loisirs (téléphones mobiles, consoles de jeux-vidéos) semblent être des indispensables pour la population française. En effet, l’écologie semble passer au second plan pour les Français quand on étudie les consommations et donc la réalité.

Cependant, nous avons pu apercevoir que le prix semblait jouer un rôle important chez le consommateur. L’occasion, du fait de ses réductions, a l’air d’avoir séduit celui-ci. 

Une question peut alors se poser : Le prix est-il plus important pour le consommateur que l’écologie elle-même ?

En ayant un prix réduit, le consommateur a plus d’argent et pourra consommer plus, serait-il plus intéressé par une surconsommation ou bien une consommation amoindrie mais écologique ?

Pour quelle raison principale n’achetez-vous pas plus fréquemment de produits biologiques ?

Premièrement, les consommateurs de 2011 à 2016 ont eu une augmentation en la confiance des produits biologiques et une meilleure opinion quant à l’amélioration de la santé à la suite de leur consommation. Le taux du « pas le réflexe d’en acheter » a énormément diminué car les produits biologiques se sont beaucoup démocratisés aujourd’hui : cette consommation semble être une réelle préoccupation aujourd’hui.

On peut aussi remarquer que certains consommateurs se plaignent de la difficulté à trouver les produits biologiques sur leur lieu d’achat habituel en 2016. Le consommateur a de base une envie d’avoir le produit venant à lui, il doit s’inscrire dans son mode de consommation. 

La qualité non-satisfaisante reste alors très minime et stagnante dans le choix du consommateur.

Reste alors la problématique principale du consommateur : le prix trop élevé.

45% des consommateurs refusaient d’acheter fréquemment des produits biologiques à cause du prix trop élevé contre 61% en 2016.

Le prix trop élevé, malgré le gain de confiance en le bio et la connaissance des vertus de celui-ci, est l’élément déterminant pour la plupart des consommateurs.

En effet, dans la réalité, la surconsommation permise est plus importante pour le consommateur qu’une consommation amoindrie et de qualité.

Cependant, on pourrait penser que cette réponse représente généralement des personnes n’ayant tout simplement pas les moyens d’en acheter. Mais les prochains graphiques que nous allons étudier semblent pourtant étayer notre conclusion.

Quel supplément êtes-vous prêts à payer pour acheter des fruits et légumes bio par rapport à ce que vous payez actuellement ?

« Entre 2011 et 2016, le consentement à payer davantage pour pouvoir acheter des fruits et légumes bio semble avoir progressé (graphique 11), mais une large part des enquêtés reste rétive face à l’hypothèse d’un éventuel surcoût. Si 55 % des enquêtés se disent prêts à accepter de payer plus pour bénéficier de produits bio (contre 52 % en 2011), la majorité d’entre eux n’envisagent pas une forte augmentation des prix. »

La forte augmentation de prix semble être la problématique des consommateurs, en effet, nous savons tous que la qualité entraîne un prix plus élevé mais attention à ce que celui-ci ne soit pas trop élevé sinon l’achat serait compromis. 

C’est donc global, les consommateurs français préfèrent avoir le plus d’argent disponible afin d’avoir une consommation variée, de pouvoir consommer plus, la notion écologique est un critère secondaire.

Nous allons maintenant analyser la fréquence des achats alimentaires de proximité par les ménages en 2016 :

« L’enquête Epem de 2016 étudie la place occupée par les circuits de proximité lors des achats alimentaires réguliers des ménages. Si les grandes et moyennes surfaces restent le principal circuit de distribution vers lequel s’orientent les ménages pour effectuer leurs achats réguliers (96 % d’entre eux déclarent s’y rendre régulièrement), les achats de proximité occupent cependant une place non négligeable. Plus de la moitié des ménages interrogés déclarent aller régulièrement au marché pour effectuer leurs achats. Un quart d’entre eux s’y rend une fois par semaine, et 21 % tous les 15 jours. Cela témoigne de l’intérêt des ménages pour ce mode de vente de proximité, bien qu’il ne soit pas nécessairement synonyme de vente en circuit court, certains producteurs vendant des produits importés ou non produits sur le territoire. »

On peut noter que, malgré les efforts du consommateur, les grandes et moyennes surfaces semblent très présentes dans la consommation alimentaire de celui-ci. Le consommateur est évidemment tombé dans la facilité d’accès aux produits et a été attiré par les prix battant toute concurrence en dehors de ce cadre. Il y’a donc toujours une problématique montrant que le consommateur veut consommer plus et économiser plus.

Cependant, la conclusion sur la consommation des marchés me semble peu recherchée. Aller au marché est une pratique culturelle datant d’il y’a fort longtemps en France, ce n’est en rien une innovation ou quelque chose de nouveau pour le bio ou l’écologie. Il aurait été plus intéressant de voir la variation de fréquence d’achat dans les marchés pour voir si cette habitude se perd. Cette « tradition » française est donc logiquement haute dans les sondages mais on peut alors déplorer la faible part de consommation chez le producteur ou l’adhésion vente directe.

Pour finir, le document conclut parfaitement sur la thématique que nous avons décidé d’aborder : « Soucieux de l’état de l’environnement et préoccupés face aux changements climatiques qui s’annoncent, une majorité des Français se déclare disposé à agir pour l’environnement. Pourtant, les enquêtes montrent qu’ils ne mettent pas toujours en adéquation leurs convictions et leurs actions. Observé de longue date, ce décalage entre la volonté d’agir et la mise en œuvre effective de pratiques environnementales perdure dans le temps. Depuis le début de la décennie, la diffusion des pratiques environnementales semble connaître un ralentissement, comparativement aux efforts enregistrés durant la décennie précédente. À partir de 2010, la tendance est plutôt à une stabilisation ou une régression des éco-gestes au sein de la population. Les effets de la crise expliquent certainement ces évolutions mais pas seulement. L’absence ou l’insuffisance de dynamiques collectives partagées par l’ensemble de la société (entreprises, pouvoirs publics, associations et particuliers) au niveau national mais aussi international, peut également expliquer un certain désengagement des individus qui ne veulent pas porter seuls le poids des solutions à mettre en œuvre. Par ailleurs, la mode, la nouveauté, l’innovation technique restent des aspirations largement partagées, ce qui constitue vraisemblablement un frein à l’évolution des modes de vie. »

Cependant, une autre remarque est alors à faire. Aujourd’hui, perdurent des discours et des pratiques écologiques facilitant la déculpabilisation en tant que consommateur. En effet, la plupart des Français décident de se penser écologiste et (décident de relayer) relayent des discours qu’ils n’appliquent pas eux-mêmes afin de se déculpabiliser et de pouvoir consommer comme ils l’entendent. 

La déculpabilisation des consommateurs leur permet de jouir de leur confort et de leurs loisirs très polluants sans contrepartie. Ils iront même jusqu’à accuser l’Etat et les entreprises de l’origine de toute cette pollution pour se dédouaner et se déculpabiliser, ce qui n’a aucun sens car il n’y a pas d’offre polluante sans demande polluante. 

Une remarque intéressante est à formuler car une information faisant écho à nos anciennes recherches vient s’ajouter à la consommation actuelle des Français : « LES JEUNES TÉMOIGNENT DE RÉTICENCES GRANDISSANTES PAR RAPPORT AU NUCLÉAIRE. En parallèle, assez nettement, en l’espace d’une vingtaine d’années, les moins de 25 ans semblent se détourner du nucléaire, avançant moins souvent qu’en moyenne que « le choix du nucléaire pour produire l’électricité en France présente plutôt des avantages ». En 1994, 52 % des jeunes en étaient convaincus ; ils ne sont plus que 45 % en 2015, alors que sur la même période, les plus âgés ont tendance quant à eux à s’y montrer de plus en plus favorables. Dans le même temps, les 18-24 ans se révèlent très intéressés vis-à-vis de l’implantation d’éoliennes près de leur domicile : en 2011, 76 % d’entre eux s’y déclaraient favorables (soit 9 points de plus que l’ensemble de la population). Peut-être y voient-ils un moyen de ne pas changer leurs modes de consommation énergétique ? En effet, seuls 33 % des plus jeunes s’emploient fréquemment à économiser l’énergie chez eux, contre 42 % des Français nés avant le milieu des années 1960 [Pautard, 2017]. »

Les jeunes Français, déconnectés de la réalité et consommant toujours de plus en plus, deviennent réticents face au nucléaire et voudraient privilégier les énergies renouvelables. Comme le précise le document, c’est une alternative semblant écologique pour eux et leur permettant d’avoir le même mode de consommation qu’avant, alors que sortir du nucléaire impliquerait que le charbon, le gaz et le lignite soient les principales sources d’énergies de la consommation.

Cela montre bien à quel point la jeunesse est déconnectée de la réalité. Voulant consommer plus tout en se déculpabilisant, certains sont prêts à croire à des discours « écologistes » leur promettant une décharge de leur culpabilité et un confort de consommation même s’ils sont en dehors de la réalité.

 

La consommation actuelle des Français n’est pas encline à une écologie réelle. En effet, elle peut être lié à de « l’écologisme », un mouvement idéologique et politique mais elle n’est en rien écologique.

La pollution personnelle indirecte par citoyen est très élevée, il faudrait commencer par réduire une certaine part de cette consommation.

En premier lieu, arrêter d’acheter des vêtements à outrance. En effet, cette consommation inutile est une des plus polluante : « « En émissions de Co2, c’est 8% de la pollution mondiale », tandis qu' »un tiers de la pollution des océans est dû au secteur textile. » » (108).

La consommation écologique implique aussi une réduction réelle de l’utilisation d’internet (104) et des réseaux sociaux (105) : « Dans les dernières années, les réseaux sociaux ont pris une place colossale dans notre vie quotidienne, principalement chez les jeunes. 51% de la population mondiale est active sur ces plateformes. Avec un temps d’utilisation de 2h30 en moyenne, les utilisateurs consomment et publient de nombreux contenus »

De plus les fameuses phrases comme : « ma passion c’est le voyage » dites par des personnes se présentant comme écologiste sont un énorme paradoxe. En effet, les transports sont un des facteurs les plus polluants (106).

Sans oublier, comme vu précédemment, qu’un ralentissement réel de la consommation et de la production de smartphones est requis afin de baisser la pollution liée au luxe technologique (107).

Une question se pose alors quant à la consommation actuelle de notre époque.

 

Partie 5 : Conclusion globale

En premier lieu, il convient d’affirmer que quitter le secteur diesel/essence permet une réelle baisse des émissions de CO2 de manière globale.

Cependant, il faudrait pouvoir réduire les quelques défauts des nouveaux secteurs qui se préparent à remplacer celui de l’essence.

Le secteur électrique, friand de métaux rares, impose une industrie minière polluante ainsi qu’une domination économique de la Chine.

L’hydrogène, comme ressource pour les véhicules, est produit grâce aux énergies fossiles et il n’est pas possible de le créer à partir d’énergies vertes pour une consommation globale car cela demanderait une consommation électrique trop importante.

Le gaz reste cependant problématique étant donné sa pollution plus importante sur le long-terme et du fait de ses rejets de particules fines.

 

En second lieu, il existe plusieurs énergies en France.

Les éoliennes terrestres et les panneaux solaires comme sources principales d’énergie ne sont pas éligibles actuellement à une transition écologique étant donné la consommation électrique française. Ces énergies sont intermittentes, chères et chaotiques. En effet, ces énergies ne peuvent remplacer l’énergie nucléaire car celles-ci ont besoin de sources d’énergies durables pour les supporter et devront donc être dépendantes du charbon, du gaz ou bien du lignite.

L’éolien de mer est une énergie potentielle intéressante pour la France mais trop chère pour l’instant, sans oublier que celle-ci est dépendante aux métaux rares et donc polluante.

La géothermie profonde subit de trop lourds problème techniques aujourd’hui (créant par exemple des tremblements de terre en Alsace) impliquant un coût très élevé. De surcroît, trop peu de sites sont réellement exploitables en France métropolitaine, ce qui implique que cette énergie ne peut répondre aux besoins entiers de la nation.

Quant à l’énergie hydraulique, c’est une des énergies les plus compétitives et vertes de France. Peu chère, écologique et non intermittente, son seul défaut majeur (si on peut l’appeler ainsi) réside dans sa capacité maximale atteinte en France. La France a quasiment atteint le potentiel maximal de cette énergie.

L’énergie nucléaire, contrairement à certains discours politiques répandus, est l’énergie la plus sûre (les centrales de Tchernobyl et Fukushima ne peuvent être comparées à nos centrales en France) et la moins meurtrière possible sur le long-terme (en incluant l’hypothèse d’une catastrophe majeure). En outre, c’est l’énergie la moins émettrice de gaz à effet de serre et une des plus compétitive du monde. Un avantage économique majeur pour la France et les Français est tiré de cette énergie. Quant à l’enfouissement des déchets, il y a déjà une solution étudiée depuis des décennies en France avec le projet Cigéo.

Les seuls défauts répertoriés sont l’extraction d’uranium pouvant être nocive et le vieillissement de certains sites miniers. 

La France est aujourd’hui un pays émettant le moins de gaz à effet de serre en Europe. Le nucléaire est l’énergie permettant cette réduction d’émission et la domination économique énergétique française, elle n’est donc pas à bannir du mix énergétique.

Comme preuve, l’Allemagne qui a décidé de foncer tête baissée et de sortir du nucléaire produit aujourd’hui son énergie massivement au charbon/lignite et au gaz. Car comme vu précédemment, les éoliennes et les panneaux solaires sont des énergies trompeuses ne pouvant fonctionner seules.

A cause de cette décision, l’Allemagne est un pays payant une électricité des plus chère d’Europe et une des moins écologique. De surcroît, l’Allemagne est dépendante énergétiquement à cause de ce mauvais choix.

Il est donc important de réduire au maximum l’utilisation des énergies comme le charbon ou le gaz en France en renforçant le mix énergétique vert et nucléaire.

 

Troisièmement, il convient alors de préciser que les français ont des modes de consommation qui ne sont pas en accord avec leur « volonté écologique », comme vu plus haut. Et si les citoyens ne sont pas prêts à gérer leur consommation, un Etat autoritaire devra alors imposer l’écologie et peu de citoyens seraient alors prêts à ce genre de régime totalitaire. Encore une fois, tout est paradoxal quand il s’agit de se déculpabiliser.

 

En conclusion, premièrement, il faut retenir qu’aucune énergie n’est réellement à 100% propre.

Deuxièmement, il ne reste que trois réels choix possibles afin d’atténuer le réchauffement climatique :

  1. Arrêter de vouloir se déculpabiliser et réellement changer ses modes de consommation (ce qui semble très peu plausible pour la jeunesse actuelle)
  2. Imposer un Etat autoritaire strict forçant le changement des modes de consommation (cet Etat théorique aura évidemment des idées liées à l’écologie et non à « l’écologisme »)
  3. Espérer que le progrès technique nous amène à l’exploitation d’une énergie infinie et sans réel défaut : des énergies renouvelables non intermittentes, peu énergivores et peu chères à niveau global ou bien la maîtrise de la fusion nucléaire à niveau global
Sources :
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