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dimanche 4 décembre 2022

Le journal des étudiantes et étudiants de Lyon 3

5 femmes qui ont marqué l’Histoire

Beaucoup de femmes ont marqué l’Histoire, c’est un fait, mais certaines femmes ont été plus mises en avant que d’autres. Le but est de mettre la lumière sur des femmes qui ont marqué l’Histoire mais qui sont moins mises en avant. 

Melati Wijsen

Il n’y a pas d’âge pour militer contre la pollution plastique. Melati Wijsen, 21 ans, lutte pour cette cause depuis ses 12 ans. Née le 19 décembre 2000 à Bali, Melati veut avoir un impact positif sur la société et ne veut pas attendre d’avoir l’âge adulte pour commencer à faire bouger les choses. À 12 ans, avec sa petite sœur Isabel alors âgée de 10 ans, elles créent l’ONG Bye Bye Plastic Bags (Adieu les sacs plastiques). Elles enchaînent les distributions de sacs alternatifs et les nettoyages. Même si, du fait de leur jeune âge, elles ne sont pas souvent prises au sérieux, les deux sœurs persévèrent, notamment en défendant leurs idées sur la scène de TED en 2015.  Pour aller plus loin, en 2017, les deux sœurs fondent leur entreprise sociale appelée Mountains Mama, dont le but est de former des femmes à fabriquer des sacs plus respectueux de l’environnement. Leur combat est récompensé en 2018, avec une nouvelle loi à Bali interdisant les sacs et les pailles en plastique. En 2019, Melati Wijsen est la protagoniste du film Bigger than us, réalisé par Flore Vasseur, projeté au Festival de Cannes en juillet 2021. Entre-temps, elle se consacre pleinement à sa nouvelle fondation, Youthopia, dont le but est de permettre à d’autres jeunes de s’engager. 

 

Sarah Weddington

Une avocate américaine qui, en défendant Norma McCorvey devant la Cour Suprême, a changé l’histoire du droit des femmes à disposer de leurs corps. Sarah Weddington est née en 1945 au Texas. Elle étudie le droit à l’université du Texas. En 1969 , Sarah, 26 ans, et Linda Coffee, défendent Norma McCorvey, également appelée Jane Roe, une jeune Texane de 21 ans qui souhaite avoir recours à l’avortement. Mais, au Texas comme dans 45 autres États, l’Interruption Volontaire de Grossesse était interdite. En face, Henry Wade, l’avocat texan de la défense. S’ensuivent trois ans de bataille juridique pour changer les mentalités. En 1973, le droit à l’avortement aux États-Unis est prononcé grâce à l’arrêt de la Cour Suprême Roe v. Wade. Elle est donc la pionnière du droit à l’avortement mais précise en 1998 que cet arrêt : « ressembl[ait] à une maison qui se trouverait au bord d’une plage et qui menacerait de prendre l’eau et de s’effondrer ». Elle savait que le sujet était sensible et que ce qui avait été construit pouvait à tout moment tomber à l’eau, et cela a failli être le cas pendant le mandat de Trump, avec une Cour Suprême comptant plusieurs juges anti-avortement. Entre temps, elle a également été la 1ère femme élue à la Chambre des Représentants du Texas. Pendant ses 3 ans de mandat, elle œuvre pour les droits des femmes, réforme les lois sur le viol et bloque la législation anti-avortement. Elle décède le 26 décembre 2021 à l’âge de 76 ans.  

 

Wangari Maathai

Professeure et militante du Kenya, Wangari Maathai est connue pour ses combats mais également son parcours. Née en 1940, elle est la première femme d’Afrique de l’Est et d’Afrique centrale à avoir obtenu un doctorat. Elle est partie à l’âge de 20 ans poursuivre des études de biologie aux États-Unis grâce à l’obtention d’une bourse. Touchée par la déforestation de son pays, elle décide de replanter les arbres. Elle crée en 1977, à l’âge de 37 ans, le Green Belt Movement, dont le but est d’encourager les populations et plus particulièrement les femmes, à planter des arbres pour lutter contre la dégradation de l’environnement mais également contre les conflits et la pauvreté. Ce mouvement s’étend dans d’autres pays d’Afrique. Elle décide de quitter son mari alors qu’il lui reproche d’être trop instruite et trop brillante. Lors de son divorce, le juge donne raison à son mari. Elle continue son combat et lutte par exemple contre des projets de défrichage, au risque d’être blessée ou emprisonnée. Mais en 2002, elle est élue au parlement Kenyan avec 98% des voix. Cela la conduit à devenir ministre adjointe au Ministère de l’Environnement l’année suivante. Son combat pour l’environnement et pour la paix est récompensé, lorsqu’elle devient la première femme africaine à recevoir le Prix Nobel de la Paix pour « sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix » en 2004. Elle décède d’un cancer en 2011 à 71 ans. 

 

Malala Yousafzai

L’éducation des filles, c’est le combat de Malala Yousafzai, née au Pakistan en 1997, et diplômée de l’université d’Oxford. Malala et son père Ziauddin Yousafzai sont opposés aux Talibans, qui font preuve d’une extrême violence envers les jeunes filles qui vont à l’école dans la Vallée du Swat, là où elle habite. Elle témoigne de cette violence à l’âge de 11 ans à la BBC. Grâce à son engagement et à son combat, elle devient très vite un symbole. Son école a même été renommée en son honneur, au moment où l’armée pakistanaise a repris le dessus sur les Talibans. Mais en 2012, son rôle de porte-parole dérange et elle est victime d’une attaque des Talibans, qui tentent de l’assassiner à la sortie de l’école. Touchée à la tête, elle est prise en charge au Royaume-Uni. Un an plus tard, elle fonde avec son père le Fonds Malala, pour montrer l’impact social et économique de l’éducation des filles. Elle tient également un discours à l’ONU cette même année pour parler de son engagement. Elle reçoit de nombreux prix, dont le Prix Nobel de la Paix en 2014, devenant ainsi, à 17 ans, la plus jeune lauréate à l’obtenir. Elle continue sa lutte et intervient à l’ONU en 2021 pour défendre le droit à l’éducation des Afghanes. Elle est maintenant mariée et vit en Angleterre avec toute sa famille. 

 

Valentina Terechkova

Dans la conquête de l’espace, beaucoup connaissent les noms des premiers hommes envoyés dans l’espace, mais peu ont retenu le nom de la première femme a avoir effectué un vol solitaire pendant 3 jours. Son nom est Valentina Terechkova. Née en 1937 en Union des républiques socialistes soviétiques, elle est issue d’une famille modeste. Son père est conducteur de tracteur et est tué pendant la Seconde Guerre mondiale et sa mère est ouvrière dans le textile. Elle fait ses études à l’Ecole technique des textiles et travaille, en parallèle de ses études, dans une usine de pneumatiques. Passionnée de parachutisme depuis son enfance, elle crée son propre club et en devient la directrice. En 1961, après avoir envoyé le premier homme dans l’espace (Youri Gagarine), l’URSS décide d’envoyer une femme. Le recrutement commence. 400 candidates, seulement cinq retenues, dont Valentina. Après de nombreux tests, elle est finalement choisie pour aller dans l’espace. Le 16 juin 1963, à 26 ans, elle décolle à bord du vaisseau Vostok-6, également appelé Tchaïka (mouette). Elle reste 3 jours en orbite. À son retour, elle est une héroïne pour tous. Elle reçoit plusieurs décorations comme la médaille des Héros de l’Union soviétique et la médaille de Pilote-Cosmonaute de l’URSS. À la suite de cet exploit, elle forme les futurs cosmonautes jusqu’en 1997. Elle s’engage également dans la politique pour faire évoluer le droit des femmes russes. 

Sources :

Source image mise en avant : Pexels, banque d’images libres de droit.

 

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