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mardi 25 juin 2024

Le journal des étudiantes et étudiants de Lyon 3

19 Semaines #Deuxième Mois : Tremblement de terre, Wonton et Pandas

Le temps semble enfin s’être adouci, enfin peut-être pas ou peut-être que si. Je suis encore en sandales crop top. A l’heure où j’écris ces lignes mon climatiseur est toujours en marche. Cependant, le climat n’est pas le seul à vouloir ma peau. C’est aussi le cas des plaques tectoniques (et malheureusement ce n’est pas du Mondotek). En effet, le 24 octobre, vers sept heures du matin, la terre a tremblé. Pendant deux nanosecondes, la chambre s’est mise à bouger toute seule. Sur le coup c’est assez terrifiant de se faire réveiller ainsi, mais heureusement le séisme était de faible magnitude. A tel point que mes camarades de chambre n’ont pas bougé d’un pouce, et que le reste des filles ne semblaient pas du tout choquées contrairement à moi. Ce qui au final m’a plutôt rassuré, l’inattendue et l’extraordinaire se retrouvent dans le quotidien après tout. Mais trêve de mondanités on n’est pas ici pour parler de routine, place à l’aventure !

Avec mes camarades, on continue nos balades du week-end, la plus notable étant Maokong 貓空. Cette zone tout en collines et en forêts se situe au sud-est de la ville. Pour s’y rendre, on emprunte des télécabines, ou comme ils l’appellent Gondola, l’occasion pour moi de rendre hommage à Jean-Claude Duss. Arrivés à destination, deux possibilités s’offrent aux visiteurs : déguster du thé Oolong à la traditionnel (en vidant au passage son porte-monnaie) ou arpenter les petits chemins tracés dans la montagne qui pe

rmettaient aux producteurs de thé de se déplacer. Oui, les choses tournent beaucoup autour du thé à Maokong, et ce n’est pas un hasard car il s’agit à la base d’une des plus grosses régions productrices de l’île. Aujourd’hui c’est un spot immanquable pour les touristes.

Nous avons également, cette fois-ci avec toute la troupe d’étudiants en échange, visités le quartier birman. Car en effet, Taipei compte à elle seule une diaspora de près de 40 000 descendants d’immigrés birmans. La visite est organisée par l’université et notre guide est un professeur d’origine birmane qui parle beaucoup trop de

 langues. Le quartier, et sa rue principale subtilement nommée « Burma Street » 華新街 Huáxīn Jiē, a vraiment une atmosphère singulière par rapport au reste de la ville. Les produits du marché, les odeurs émanant des restaurants, les magasins, tout est différent. Les sinogrammes cèdent même leurs places à l’alphabet birman. En bref, une découverte fort sympathique où j’ai pu initier mes camarades au jeu du « je te tape derrière l’épaule et je fais genre que ce n’est pas moi ». Le reste appartient à l’histoire.

Ce voyage, c’est également l’occasion pour moi de m’adonner à mon hobby préféré : la balade en solitaire. J’ai toujours pensé que c’était un bon moyen d’apprendre à apprécier sa propre compagnie. Et dans mon cas précis, de prouver que l’on peut se débrouiller toute seule dans un pays dont on ne maîtrise pas la langue à 100%. J’aime aussi beaucoup marcher, tout simplement.

Ma première petite expédition a été le Zoo de Taipei. Pour la simple et bonne raison qu’il y a des pandas. Outre ce détail, le zoo est gigantesque, avec des sections pour chaque zones géographiques et types d’animaux. Bien que j’aie manqué le fameux Ours noir de Formose, j’ai vu assez de bêtes adorables pour satisfaire mes besoins de mignonitude pour les deux prochains mois.

La plus mémorable de mes balades reste Jiufen 九份. Ce village, ancienne mine d’or perchée à flanc de montagne, est à une heure de Taipei en bus. Mais s’il est autant prisé des touristes aujourd’hui, c’est notamment car le lieu a servi de décor pour plusieurs films. Et selon certains, il s’agit également d’une des inspirations de Miyazaki pour les décors du Voyage de Chihiro. C’est surtout cet aspect qui m’avait motivé à découvrir Jiufen, j’avais besoin d’un peu de magie à ce moment-là. Toutefois, une fois arrivée là-bas, ce n’est pas forcément ce que j’ai le plus aimé. Les petites rues marchandes, les bâtiments colorés et les lanternes rouges sont en effet très ghibliesques et tout à fait charmantes mais ça n’équivaut pas la vue sur la mer et la caresse du vent. On ajoute à ça la dégustation de thé oolong à la mode traditionnelle et on obtient un pur moment de sérénité. 

 

 

Mes autres découvertes sont moins impressionnantes mais quand même satisfaisantes. Je prends plaisir à retourner aux mêmes endroits par exemple, inspecter et trouver les perles qui m’auraient échappé. Comme des magasins un peu niches à Ximen ou à Zhongshan, une rue isolée, un joli graffiti sur un mur etc…

J’en profite pour élargir d’autant plus mes horizons gustatifs. Wontons, œufs de cent ans, aliments frits en tout genre, je me régale.

 

 

 

 

Le mois de Novembre me réserve encore des surprises et j’ai hâte de vous les conter. N’oubliez pas de voter aux élections UFR (même si cet article sortira sans doute bien après le scrutin) et à bientôt pour la suite de mes aventures dans lesquelles j’espère qu’il y fera un peu moins chaud. 

Playlist de voyage :

https://www.youtube.com/playlist?list=PLVErcNpMWpNf334FO0EFc99guCDDvkC05

Sources :
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